10 % des salariés consommeraient des produits illicites de manière régulière ou occasionnelle au travail. Les employeurs, artisans ou patrons de société ne seraient quant à eux que 9% à consommer ces produits sur le lieu de travail.
C’est ce que révèle un rapport du Comité consultatif national d’éthique.
Le CCNE a été constitué pour donner des avis sur des questions de société.
Issue de ce rapport se pose la question du dépistage de la consommation de cannabis, cocaïne, amphétamines, d’héroïne... d’alcool sur les lieux de travail.
Autre sujet mis en avant par ce rapport, au-delà des évènements personnels : le stress, la pénibilité, la déshumanisation des rapports sociaux dans un cadre professionnel sont pointés du doigt.
Quel doit être le prix de la recherche à tout craindre de la rentabilité immédiate ?
Le milieu professionnel, sans être le seul lieu où se pose le problème de l’équilibre entre liberté individuelle et intérêt collectif de santé publique à propos de l’usage et abus d’alcool et de l’usage de produits illicites, est emblématique de choix éthiques, ou plutôt de la recherche d’un équilibre éthique difficile. Le CCNE est bien dans son rôle en essayant d’en préciser les termes.

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