Parmi les recommandations du professeur Jean-Pierre Grünfeld pour le plan Cancer 2009-2013, il y avait le délai d’attente préconisé d’une IRM : 10 jours.
Catastrophe ! Les délais moyens d’attente pour passer une IRM (Imagerie par résonance magnétique) à Paris sont de 23,8 jours !
Et pourtant, un nouvel équipement a été inauguré la semaine dernière à la clinique Alleray-Labrouste dans le XVe. Actuellement, les Franciliens, dont les Parisiens, disposent de 117 IRM, soit un taux de 10,02 IRM par million d’habitants, alors qu’un taux de 12,5 serait nécessaire pour atteindre les objectifs du plan Cancer…
Cela étant dit, l’objectif ne serait pas, je suppose, d’empiler les IRM afin d’atteindre ce taux, mais bien d’utiliser au mieux ce parc d’équipements. Or, selon le dernier rapport de la chambre régionale des comptes, cela serait très loin d’être le cas, pour de nombreuses raisons pointées et chiffrées de désorganisations graves, l’AP-HP supportant particulièrement mal les comparaisons avec les établissements du reste du territoire.
Cette réserve étant posée, selon le professeur de Kerviler à Saint-Louis, qui fait effectuer chaque année dans son service de 5 000 à 6 000 IRM et ne dispose que d’une seule machine : « Il y a(urait) une augmentation structurelle des prescriptions d’imagerie de l’ordre de 7 à 10% par an. La France est très en retard par rapport au reste de l’Europe (quels pays ?) où des hôpitaux de la taille de Saint-Louis ont très fréquemment 3 IRM. »
L’enjeu serait de taille, puisque l’an dernier une étude a montré qu’une pénurie en IRM, considérée comme l’examen diagnostic de référence pour l’AVC (accident vasculaire cérébral), compromet la prise en charge de cette pathologie qui touche près de 150 000 Français chaque année.
André Balbo
Source : Le Parisien

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