3977

A la veille de la 4e Journée mondiale contre la maltraitance qui aura lieu ce lundi 14 juin, le 3977 croule sous les appels de détresse. Ce numéro court, créé en février 2008 et géré par l’association pour la bientraitance des aînées et handicapés (AFBAH), a même dû recruter trois nouveaux salariés pour faire face à ce débordement.
Alors qu’elle attendait 10 à 15 000 appels par an, cette plate-forme téléphonique en reçoit 6 fois plus, soit une moyenne de 170 appels par jour. Un succès inquiétant qui reflète le mal-être de nos aînés.
L’association s’attend à ce que le nombre d’appels continue d’augmenter notamment parce que la prise de conscience croît dans la population grâce à des campagnes de sensibilisation.
Pour autant, ce succès ne reflète pas une augmentation des maltraitances physiques. Dans la plupart des cas, les écoutants reçoivent des appels sur des cas de maltraitance passive, davantage le fait de négligences que de violence. D’après Sandra Sapio, psychologue coordinatrice de l’association, « la maltraitance est avant tout psychologique ».
Selon l’AFP, parmi les 7 745 dossiers ouverts par les salariés du 3977, quatre sur cinq concerne des maltraitances. Celles-ci sont psychologiques dans un dossier sur quatre, et dans les autres cas sont notamment financières (13 %), physiques (13 %) ou le fait de négligences (16 %).

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