Par une belle nuit du mois de mai 2010,
Le Pigeon aux petits pois
de Pablo Picasso,
La Pastorale
de Henri Matisse,
L’Olivier près de l’Estaque
de Georges Braque,
La Femme à l’éventail
de Amedeo Modigliani,
Nature morte aux chandeliers
de Fernand Léger,
d’une valeur totale estimée à un minimum de 100M€, ont été dérobés.
Un enregistrement des caméras de surveillance révélait qu’une personne se serait introduite dans l’établissement par une fenêtre.
La brigade de répression du banditisme a été saisie de l’enquête.
Deux mois plutôt déjà, il avait pourtant été signalé que l’alarme anti-intrusion ne fonctionnait plus.
Les services spécialisés de la police avaient relevé à plusieurs reprises le manque de protection des musées en général, mais singulièrement à Paris.
Le 9 juin 2009, un carnet de dessins signés Picasso, estimé à plusieurs millions d’euros, avait également été volé au musée Picasso à Paris, dans le IIIe.
L’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels alimente une base de données, baptisée Treima, qui recense quelque 80 000 images d’œuvres d’art disparues.
Une base identique d’Interpol recense environ 26 000 images des « œuvres d’art les plus recherchées dans le monde ».
Le Musée d’art moderne de la Ville de Paris est situé dans l’aile est du palais de Tokyo.
Il abrite plus de 8 000 œuvres illustrant les divers courants de l’art du XXe siècle, dont le fauvisme, le cubisme, et le nouveau réalisme notamment.
Ce vol a fait grand bruit. La sécurité a été fort heureusement reprise en main, mais à cette date, les tableaux de Picasso, Matisse, Braque, Léger et Modigliani n’ont toujours pas été retrouvés.
En revanche, la police a récemment interpellé une femme soupçonnée d’avoir participé au vol des 5 toiles de maîtres du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, ainsi que deux personnes soupçonnées de recel.
Toutes trois ont été mises en examen et placées en détention le 16 septembre 2011. Retrouvera-t-on les tableaux ?
André Balbo
Sources : Le Monde, Le Parisien

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