Les arrondissements les plus visités sont par ordre décroissant : le XIe, le XIIe, le XVIIIe, le XXe et le XVe.
En Petite Couronne, l’augmentation en 2011 aura été de 16,72% dans le 92, de 16,72% dans le 93, et de 1,78% dans le Val-deMarne.
Mais figurez-vous que si 8 732 domiciles ont été cambriolés à Paris en 2011, cela ne représente qu’un tiers de ce qu’il y eut en 1996 !
Concernant les cambriolages, alors que le nombre des déclarations avait baissé de 2005 à 2008, certainement du fait que les particuliers se soient alors équipés de portes blindées, la tendance se serait brusquement inversée en 2009 (+11,5%), stabilisée en 2010, puis serait à nouveau repartie à la hausse au niveau national de 17%, et à Paris de 19,6%, pour les habitations principales.
Selon la FFSA (Fédération française des sociétés d’assurance), la recrudescence actuelle serait due… aux grandes difficultés de ces temps de crise.
Le préjudice moyen d’un particulier serait en moyenne de l’ordre de 1 700€ pour un particulier, et pour 100 contrats d’assurance habitation, on enregistrerait environ un sinistre par an.
Les choses vont-elles radicalement changer et la tendance à nouveau décroître ? C’est possible. Dorénavant à Paris, selon le JDD, chaque tentative de cambriolage ferait l’objet d’une recherche d’empreintes, digitales et palmaires (pour alimenter le Fichier national automatisé des empreintes digitales), voire génétiques dans les cas où le voleur se serait coupé ou aurait abandonné un mégot par exemple.
Les policiers des ALPT (Antennes locales de police technique) effectueraient près de 200 sorties par semaine.
Les cambrioleurs auraient-ils des préférences ? Oui. Pas de sélection dans les classes sociales. Pauvres comme riches les intéressent. En revanche ils apprécieraient l’horaire entre 12 et 18h, les périodes de vacances, et soit le rez-de-chaussée ou le premier étage (plus accessible), ou a contrario le dernier étage parce qu’il y a moins de passage. « Ils font vite, privilégient ce qui n’est pas volumineux (téléphones, ordis, bijoux, argent, CB). »
Quels risques encourent-ils ? Trois mois à deux ans de prison, s’ils sont adultes.
Le lieutenant Alexandre Offroy, chef du groupe enquête cambriolage du SIT (service d’investigation transversale) a confié au Journal du dimanche que : « Sur les 468 vols élucidés dans l’année, 1/3 l’a été par les empreintes, 1/3 par des recoupements ou grâce aux perquisitions, et 1/3 par des aveux spontanés ».
La nouvelle organisation du plan anti-cambriolage aurait permis d’améliorer le taux d’élucidation qui serait passé pour les cambriolages des habitations principales à 6,37%.
Le Lupin (logiciel d’uniformisation des procédures d’identification) est alimenté par les informations recueillies sur les scènes d’infraction par la police technique et scientifique (photos, modes opératoires…), permettant ainsi d’établir des rapprochements entre les affaires sur l’ensemble de l’agglomération parisienne.
Pour améliorer encore le résultat obtenu, la police espère aussi beaucoup du millier de caméras de vidéo-surveillance attendues à Paris d’ici au mois de juin.
André Balbo
sources : JDD, SIT, FFSA

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