Il faut dire qu’ils ne sont que 14 restaurants et 24 cafétérias fonctionnels, l’attente aux caisses peut paraître interminable, et les horaires mériteraient d’être aménagés…
Les étudiants se plaignent du manque de places disponibles, de l’offre un peu étroite de plats chauds, et surtout… du temps perdu. Pourtant, selon une étude menée par le Crous, 80% d’entre eux se déclarent satisfaits du rapport qualité-prix des restaurants universitaires. Il est vrai que le coût de production d’un repas y est de 6,10€ pour une entrée, un plat et un dessert, dont les étudiants ne payent que 3€. Encore faut-il donc pouvoir y accéder…
Le Crous, qui a la charge de la restauration universitaire à Paris, vient de décider d’augmenter l’accès à la restauration universitaire de différentes façons.
À l’Université Diderot Paris-VII, 3 cafétérias à roulettes seront expérimentées. Elles proposeront aux étudiants dès les prochains jours sandwichs et salades directement aux sorties des amphis. Si l’essai est concluant, les cafettes à roulettes se déploieront sur d’autres sites universitaires.
Un resto U supplémentaire est à l’étude pour dans… 3 ans. Trop long.
Toujours aucun resto à la Sorbonne. Un projet de brasserie pourrait voir le jour dans… là aussi trop longtemps, 3 ans !
Denis Lambert, le directeur du Crous de Paris, annonce aussi dans le Parisien être en mesure d’étoffer l’offre de plats cuisinés dans les cafétérias, et de proposer des plats type paëlla, bœuf bourguignon ou couscous d’ici… 2 ans ! Deux ans pour y penser et saliver…
Décidément, les étudiants n’ont pas tout à fait fini de danser devant le buffet. Pour prendre patience, ils peuvent bien sûr relire « De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects économique, politique, psychologique, sexuel et notamment intellectuel, et de quelques moyens pour y remédier », écrit situationniste légèrement polémiste mais toujours revigorant et ne manquant pas d’à-propos, bien qu’écrit en 1967 (!) par « par des membres de l’Internationale situationniste et des étudiants de Strasbourg ».
André Balbo
Sources : Le Parisien, le Crous

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