À Sciences-Po Paris, Villepin gagne à l’applaudimètre !

par André Balbo, 20 décembre 2011

Bien que le sujet du débat ait été un peu austère, - « le rôle des puissances occidentales en Afghanistan »- , l’amphi Boutmy de Sciences-Po fut plein à craquer. L’une des personnalités politiques invitées à débattre était Dominique de Villepin, fraîchement relaxé.

Jean-Luc Mélenchon, également convié, s’amuse de l’affluence : « Tous ces jeunes viennent assister à sa décrucifixion en direct, et Sarkozy s’est fabriqué un magnifique opposant… »

Lorsque l’ancien Premier ministre prend la parole, ses affirmations claquent comme une condamnation sans appel de la politique étrangère de la France. « Il y a un engrenage de la force, et la force, quand elle n’est pas légitime, suscite une réaction d’une violence telle qu’elle nous entraîne dans un cycle dangereux et perdu d’avance ». Sommes-nous déjà en Afghanistan ou encore en France ?

« Nous sommes entraînés à perdre nos soldats sans savoir où nous allons (…) Il n’y a pas de guerre possible contre le terrorisme », assure-t-il encore. « La condition absolue pour être efficace en Afghanistan, c’est d’engager un processus de retrait. C’est à la France de porter cette exigence du retrait. (…) Dans le cas contraire nous resterons ce que nous sommes, une cible immobile. »

Mélenchon, avec d’autres arguments et une faconde qui fera souvent sourire Villepin arrive à la même conclusion, tout comme Jean Glavany.

Reste que le plus applaudi est bien Villepin, qui ne se départira pas d’un large sourire… et prendra un pot avec les étudiants à l’issue du débat.

Sciences-Po Rue Saint-Guillaume 75007 Paris

André Balbo

Source : Le Parisien

Dernière modification : mardi 20 décembre 2011, par André Balbo, photographe Evous

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