Une femme raconte à un homme comment les gens, par centaines, avant de prendre le train, lui confiaient leurs affaires. Ces gens ne sont jamais revenus, mais elle est restée, avec toutes ces choses dont elle ne sait que faire, elle a tout recueilli chez elle dans sa maison transformée en musée. L’homme, lui, était dans le wagon qui les emmenait vers les camps. Il y a rencontré un père et son fils de 12 ans ; il dit l’extraordinaire volonté chez ce père de profiter de chaque instant pour transmettre à son fils l’essentiel de ce qui saurait faire de lui un homme.
Deux paroles entrecroisées sur la Shoah. La première ténue, fragile, se construit au fil du temps. La seconde proclame avec liberté et humour la grandeur humaine face à la mort et la barbarie. Un moment d’histoire et de mémoire, dans une mise en scène de Catherine Hubeau et Marie-Laure Speri et remarquablement interprétée.
Une autre parole :
Train de Pluie au Théâtre Côté Cour les mardis et jeudis à 19 heures

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