Police aux frontières (PAF) et CRS étaient déployés le 22 décembre au matin au terminal 2F de l’aéroport de Roissy, le plus perturbé, en remplacement des agents de sûreté en grève pour leur 7e jour consécutif, à la suite de l’échec des négociations.
Les grévistes continuent de réclamer augmentations de salaires (de l’ordre de 200€ bruts) et de meilleures conditions de travail. « Nous ne sommes arrivés à rien, nos patrons se moquent de nous », a déploré Christine Hamiani, déléguée CGT Brink’s, précisant que « les salariés sont très motivés et prêts à aller jusqu’au bout ».
Les policiers ne devraient effectuer que les palpations, les contrôles sur écrans nécessitant une formation spécifique.
Lors du conseil des ministres du mercredi 21 décembre, Nicolas Sarkozy avait demandé au gouvernement de prendre « toutes les mesures nécessaires et opportunes » afin d’assurer le bon déroulement des départs en vacances de Noël.
« Si cette grève continuait, il est évident que le gouvernement prendra ses responsabilités pour que le trafic puisse s’écouler normalement », a déclaré Thierry Mariani, ministre chargé des transports, sur France 2. Son homologue de l’intérieur avait annoncé le 20 au soir que 400 policiers et gendarmes se tenaient prêts à se substituer aux personnels grévistes en cas d’échec des négociations, mais les préfets ayant compétence sur les aéroports concernés n’avaient pas jugé nécessaire de recourir aux forces de l’ordre au cours de la journée du 21 décembre.
À l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, aux terminaux 2F et 2E, des files d’attente et des retards étaient constatés aux heures de pointe, mais les grévistes avaient repris leurs postes de travail à l’aéroport de Nice-Côte d’Azur. À Lyon, qui avait été le plus touché par le mouvement, tous les vols étaient assurés dans la journée de mercredi, selon la direction de l’aéroport.
L’Assemblée examinera le 24 janvier une proposition de loi déposée par le député UMP Eric Diard visant à encadrer le droit de grève dans le transport aérien, incluant notamment une obligation pour chaque salarié de se déclarer gréviste 48h avant le début d’un conflit.
Pour le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), il s’agirait là d’une atteinte au droit de grève. « Nous déposerons rapidement un préavis pour le début février, juste avant les vacances scolaires et après l’examen du texte de loi à l’Assemblée nationale pour que l’on ait largement le temps de discuter avec le gouvernement de ce projet », a déclaré Yves Deshayes, son président.
Le conseil : si vous devez prendre un avion, soyez plus tôt sur place et munissez-vous d’un bon livre ; si vous venez accueillir quelqu’un, itou !
André Balbo
sources : Libération, Le Monde, France 2, France Inter

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