
A partir des années 1960, les nouvelles techniques de préfabrication vont changer la donne dans la construction en France. Deux types apparaissent : la préfabrication lourde (en béton armé) et la préfabrication légère (panneaux d’aluminium et fonte d’aluminium). L’idée est de gagner du temps en assemblage, même si les panneaux de béton demandent du matériel (grue) pour la mise en oeuvre.
En conséquence, une expression architecturale va se développer, fondée sur la répétition d’un ou quelques éléments uniques. On peut alors parler d’une esthétique répétitive et combinatoire (Eric Lapierre dans " Identification d’une ville") qui prend des allures de "baroque moderne" par l’accumulation et la prolifération du motif (ou de la forme) sur les façades.
Pas mal d’exemples sont à observer dans le quartier de Beaugrenelle. Celui de la tour AGF, tour B20, construite en 1972, en est une excellente illustration. Les architectes Charles Le Maresquier et Pierre-Paul Heckly ont utilisé sur les façades 1200 panneaux préfabriqués de fonte d’aluminium ; ils ont traité ces façades comme une surface diamantée, qui vibre et scintille en permanence. C’est un des immeubles les mieux réussis de ce style à Paris.
Franck Beaumont

envoyer par mail
Imprimer la page