Alors qu’elle avait annoncé à plusieurs reprises qu’elle se porterait partie civile en cas de classement de l’affaire de tentative de viol à son encontre par Dominique Strauss-Kahn, Tristane Banon a annoncé sur Canal+ qu’elle abandonnait l’affaire.
« Je ne vais pas me constituer partie civile », a annoncé la jeune femme sur la chaîne de télévision, mettant ainsi un terme à ce volet des poursuites engagées contre l’ancien directeur du FMI.
Alors que son livre, Le Bal des hypocrites (Ed. du Diable-Vauvert), consacré à "son" affaire DSK - sans que celui-ci soit nommément cité - ne se vend pas exceptionnellement bien, la romancière de 32 ans était venu mettre un point final à cette histoire sur la chaîne cryptée.
Sans que le comportement de l’homme politique soit en aucun cas justifiable, celui de Tristane Banon est plutôt énigmatique depuis le début de l’affaire. Son réveil soudain au moment de l’affaire Diallo, ses différentes apparitions médiatiques et la sortie de son livre sèment le doute quant à ses intentions véritables dans cette histoire.
"Faire profil bas"
Hier, elle disait se satisfaire du fait que le parquet de Paris ait « reconnu [s]on statut de victime », quand DSK et ses avocats continuent de ramener l’affaire à une tentative avortée d’embrasser la jeune femme, et donc de minimiser l’importance de ce procès qui s’est conclue sur un classement, le délit d’agression sexuelle étant prescrit après trois ans.
Alors que Dominique Strauss-Kahn continue de se faire discret dans les médias, Tristane Banon, elle, continue de les truster et de promouvoir, indirectement, la promotion de son livre. Dès lors, le conseil qu’elle donne à son agresseur « de faire profil bas, et de se dire qu’à partir de maintenant, il est officiellement un agresseur sexuel » tombe légèrement à plat.
Malheureusement pour toutes les victimes d’agressions sexuelles et de viols, cette affaire ressemble toujours plus à un coup d’éclat bien mal mené et ne contribue en rien à faire valoir la parole des femmes qui n’ont que très rarement les moyens de se défendre proprement.

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