Le parquet de Paris vient de diligenter auprès de la brigade financière une enquête préliminaire à la suite d’une première plainte contre X émanant d’un petit actionnaire du groupe L’Oréal.
Il s’agira seulement de la 5e procédure ouverte dans le cadre de l’affaire Bettencourt, véritable mixte de charade à tiroirs et de boîte de Pandore. 5e procédure, pour l’instant. Mais ne vous bousculez pas, il y en aura pour tout le monde. Et ce n’est pas près de s’arrêter.
Ce premier actionnaire « réactif » de L’Oréal s’appelle Michel Tiphineau, un ingénieur à la retraite de 63 ans. Il détient quelques dizaines d’actions du groupe. Des moyens, un sens de la précision et du temps ? Ses soupçons portent sur d’éventuels faits d’abus de bien sociaux qui auraient été commis au préjudice du leader mondial des cosmétiques et au profit de M. Banier.
En effet, l’enquête préliminaire pour « abus de faiblesse », classée sans suite par le procureur de Nanterre en septembre 2009, avait révélé l’existence depuis début 2002 d’un contrat entre François-Marie Banier et L’Oréal qui assurait 4M€ sur 10 ans au photographe (soit 405 000€ par an, jusqu’à fin 2011) en échange de missions de conseils dans le domaine de la mode et de la sensibilité artistique, ainsi que de l’organisation, une fois par an, d’une exposition d’envergure.
Selon Maître Frédérik-Karel Canoy, conseil de Michel Tiphineau, son « client soupçonne un contrat de complaisance contraire à l’intérêt de la société ». Ce contrat n’aurait été honoré que partiellement par M. Banier et serait en fait une « faveur » de L’Oréal.
L’avocat prétend défendre déjà les intérêts d’une cinquantaine de petits actionnaires.
André Balbo
Sources : RTL, Le Parisien

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