Cinq personnes, ivres, sont descendues lundi 25 juillet au soir, dans les souterrains des catacombes, qui sont interdits d’accès. Ils se sont alors séparés. Une jeune femme et deux hommes d’une vingtaine d’années, n’ont pas reparu. Bien que la jeune femme disait connaître les lieux, elle a fini par se perdre avec ses deux amis, les deux autres retrouvant l’air libre sans problème.
Le 27 juillet à 13h30, 35 policiers du groupe d’intervention et de protection de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) sont envoyés dans le réseau des anciennes carrières de Paris : ils viennent d’être saisis de la disparition des trois personnes.
La Préfecture de Police explique que 6 groupes de recherche sont constitués et gagnent les profondeurs parisiennes depuis différents accès de la rive gauche, se déplaçant selon des axes nord-sud et est-ouest. A cette profondeur, aucun réseau – radiophonique ni téléphonique – ne passe, les points de situation ne peuvent être effectués qu’à l’occasion de remontées dans des puits.
À 15h30, une des équipes signale la découverte d’un document laissé par les disparus indiquant la date du jour, l’heure (6h30), qu’ils se sont effectivement égarés et qu’ils se dirigent vers le sud.
À 15h55, un autre groupe regagne la surface avec les trois rescapés ; ils ont été trouvés dès 15h15, à l’est du réseau…
Le dernier groupe de policiers est remonté à 17h30, l’issue des opérations ne pouvant leur être communiquée qu’au fur et à mesure des prises de contact.
Les trois cataphiles amateurs sont en bonne santé mais l’un d’entre eux est en état de choc.
Évidemment, ils ont été verbalisés. Ils risquent en effet jusqu’à 135 euros d’amende.
Les anciennes carrières de Paris, ce sont près de trois cents kilomètres de galeries s’étalant sous Paris intra-muros, sur parfois trois niveaux de carrières. Ces lieux souterrains ne sont plus visitables depuis un arrêté de 1955.

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