Une collégienne a été interpellée à son domicile au saut du lit au lendemain d’une bagarre dans son établissement du 20e arrondissement, le 3 février à Paris.
Selon une information de France Info du mardi 9 février, Anne une collégienne de 14 ans, a été placée en garde à vue pendant neuf heures.
Au départ, une bagarre, mardi 2 février au soir, dans le collège d’Anne dans le 20ème arrondissement de Paris. La collégienne n’aurait fait que s’interposer. La voilà pourtant interpellée le lendemain, chez elle, au saut du lit, menottée et placée en garde à vue pendant neuf heures...
Une procédure que sa mère juge "disproportionnée". Son avocat dénonce "le manque total de discernement" des policiers. Ceux-ci nient la version des faits de la collégienne.
"Je comprends très bien qu’on demande des explications après une bagarre, qu’il y ait une convocation au commissariat. Mais je trouve le dispositif d’interpellation au domicile suivi d’une garde à vue complètement disproportionné", a affirmé la mère d’Anne. La préfecture de police a annoncé que le préfet de police avait demandé à l’Inspection générale des services (IGS, "police des polices") une enquête administrative pour savoir si une faute avait été commise par la police.
La collégienne est convoquée au tribunal dans un peu plus d’un mois. Elle devra répondre de " coups portés en réunion ". Deux autres jeunes filles aussi. Elles auraient subi le même sort, selon leur avocat commun Me Jean-Yves Halimi.
Selon la loi, un enfant de 13 à 16 ans peut être placé en garde à vue pendant 24 heures, si des indices laissent penser qu’il a commis ou tenté de commettre une infraction.
Une affaire qui intervient en plein débat sur la garde à vue en France, une mesure policière jugée arbitraire par les avocats et dont l’usage se banalise depuis quelques années, y compris chez les mineurs.

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