L’Institut de veille sanitaire (InVS) est chargé de surveiller l’état de santé la population et d’alerter les pouvoirs publics en cas de menace pour la santé.
Il vient de signaler dans son communiqué de presse du 27 novembre que des mutations du virus grippal H1N1 ont été identifiées en France et retrouvées chez deux patients, par la suite décédés. Signalons que ces deux patients étaient sans relation entre eux, et hospitalisés dans des villes différentes.
Cette mutation avait déjà été détectée et signalée notamment par l’Organisation mondiale de la santé vendredi dernier sur trois patients en Norvège.
Elle pourrait augmenter les capacités du virus à atteindre les voies respiratoires basses, et notamment, à atteindre le tissu pulmonaire.
Pour l’un de ces patients, une autre mutation vient s’ajouter, et cette dernière serait connue pour conférer une résistance au Tamiflu (selon le journal Le Monde). Il s’agit de la première souche résistante en France parmi les 1 200 souches qui ont été analysées à ce jour.
La survenue de telles mutations n’est pas inattendue du fait des caractéristiques des virus grippaux. L’impact de ces mutations sur le caractère pathogène et la capacité de diffusion de ces virus n’est pas documenté et va faire l’objet d’investigations complémentaires à l’échelon français et international.
L’efficacité des vaccins actuellement disponibles n’est pas remise en cause. Par ailleurs, le nombre des décès signalés en métropole depuis le début de l’épidémie s’élève à 76, soit 8 de plus que dans le bilan du 25 novembre (bulletin publié le 26 novembre).
Le nombre de cas graves augmente quant à lui de 63 depuis le même bulletin, passant à 420 depuis le début de l’épidémie en France métropolitaine.
L’InVS précise que ce bilan englobe l’ensemble des décès notifiés. Ceux-ci englobent les cas confirmés et les cas probables, ces derniers présentant une forme clinique grave sans autre étiologie identifiée, dont le tableau clinique et l’ensemble des renseignements fournis au médecin évoquent le diagnostic de grippe même si la confirmation biologique n’a pu être obtenue.
Transmis par André Balbo

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