Je suis de retour dans un Marais qui n’a guère changé. Tout le monde est à sa place, saisi par le froid, happé néanmoins par les chaussures et vêtements dénudés qu’affichent les vitrines, une envie incommensurable de transformer ce teint diaphane en peau de pêche et de s’asseoir en terrasse sans avoir les fesses comme un melon surgelé pour profiter enfin de ce qu’on appelle communément le Printemps, la saison du bourgeonnement et de la floraison !
A ceux qui ont demandé de mes nouvelles, je les en remercie grandement. Je n’étais pourtant pas loin, très près par la pensée, et parfois même là, mais j’ai dû me concentrer néanmoins sur une écriture plus intime que je ne partagerai que plus tard (si Dieu le veut).
Mes quelques autres activités se sont résumées à :
. goûter à la tradition de l’agneau pascal, sucré et salé
. faire ma rituelle crise de foie suite à l’ingurgitation surréaliste de chocolat et sucres en tout genre pour Pâques
. cuisiner marocain. Menu briouats, tajine poulet olives citron, salades (je vous donnerai tout ça si ça vous intéresse)
. coudre mes chaussettes Perry en toute bonne addict du genre pétasse
. sortir mon nouveau vélo et croiser l’ancien qui a tout l’air de n’être plus le mien
. participer à la remise des prix des plus beaux livres de l’année
. ne pas louper le stupide premier avril et ne pas l’épargner aux potes
. aller un peu dans la partie Sud de la France qui je dois dire est bien plus attrayante en cette période de l’année !
. manger la plus grande paella de ma vie
. écrire, apaisée, reposée, au calme dans un coin de paradis de la Provence
Me revoilà après un bon passage au vert. Je fonce ce matin au Pompidou - après une insomnie qui me redonne vite goût à la vie parisienne - contempler notre cher Freud et je vous raconte ça très vite.


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