Ça va donc saigner !
Dans le supplément éco du Figaro, Bernard Arnault, le PDG du groupe LVMH, a déjà répondu à Hermès. Il ne revendrait pas sa participation surprise de 17,1% chez le maroquinier de luxe.
« En outre, je ne vois pas en quoi le gérant d’une société cotée en Bourse est qualifié pour demander à un actionnaire de vendre ses parts. Il est au contraire censé défendre les intérêts de tous les actionnaires ».
« Je pense que notre arrivée est probablement le meilleur moyen de préserver l’ancrage français et le caractère familial de cette entreprise. (…) Cette opération est tout à fait pacifique. Ce qui est hostile, c’est plutôt d’exiger de nous de vendre nos actions ! Nous sommes entrés dans le capital d’Hermès pour le long terme ».
Cerise sur le gâteau de l’argumentaire, et suprême preuve du caractère amical de son entrée au capital, Bernard Arnault, la main sur le cœur, va jusqu’à rappeler que « dans les années 80, les actionnaires d’Hermès avaient vendu plus de 10% du capital à [son] groupe », présume-t-il « pour assurer un peu de liquidités à la famille ». « Notre présence au capital n’avait (alors) posé aucun problème ».
Cette participation avait été conservée plusieurs années, puis elle fut revendue, dit-il, « pour faciliter l’introduction en Bourse » d’Hermès.
Par ailleurs, le PDG de LVMH a démenti « catégoriquement » réfléchir à la vente des activités dans les boissons alcoolisées de Moët Hennessy pour financer des investissements dans le luxe...
De toutes les façons, cela n’aurait été que "Le cas échéant"...
André Balbo
sources : Le Figaro, Le Monde, TF1

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