Bertrand Delanoë adhère au PS à l’âge de 21 ans. Il fait alors ses premiers pas en politique à Rodez, en tant que secrétaire de la fédération socialiste de l’Aveyron et est remarqué pour ses talents d’orateur par François Mitterrand, Premier secrétaire du Parti socialiste qui le fait monter à Paris au début des années 1970. Il est élu député de Paris en 1981 dans la circonscription de Montmartre (18e arrondissement). Il devient alors porte-parole du PS, soit numéro 3 national.
Aux élections municipales de 1977, il est élu au Conseil de Paris en compagnie de Lionel Jospin, Claude Estier, Daniel Vaillant sur la liste de gauche emmenée par le député communiste Louis Baillot. Aux élections municipales de 1983 et 1989, il est candidat sur la liste du 18e arrondissement de Paris qui sera finalement battue, en 1983 comme en 1989, par le RPR Alain Juppé.
En 1995, Bertrand Delanoë mène la campagne municipale de la gauche parisienne contre Jean Tiberi, candidat RPR successeur de l’ancien maire Jacques Chirac (élu président de la République). Les listes de gauche remportent alors six arrondissements (IIIe, Xe, XIe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements) sur les vingt que détenait la droite depuis 1983. Elu sénateur en 1995, il fait son coming-out le 22 novembre 1998, dans l’émission Zone Interdite de la chaine M6.
Pour l’élection à la mairie de Paris de mars 2001, la droite se présente divisée, avec deux candidats : Jean Tiberi, maire RPR dissident et sortant et Philippe Séguin, ancien député RPR des Vosges. De leur côté, les socialistes organisent des primaires entre Jack Lang, alors maire de Blois, et Bertrand Delanoë, chef de l’opposition municipale depuis 1993, mais peu connu du grand public. Contre toute attente, Jack Lang abandonne la compétition pour devenir ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement de Lionel Jospin, permettant à Bertrand Delanoë de remporter l’investiture, de rassembler les socialistes, la gauche (PCF, MRC…) et de nouer des contacts avec les Verts dans le but de rassembler la gauche au second tour.Au soir du premier tour, la droite est majoritaire de quelques milliers de voix dans la capitale mais ses candidats sont irréconciliables. Les Verts, eux, fusionnent comme prévu avec les listes de Bertrand Delanoë dans tous les arrondissements. Au soir du second tour, le 18 mars 2001, Bertrand Delanoë est élu maire de Paris avec 49,63% des voix, contre 50,37% à la droite divisée.
Le 9 mars 2008, soir du second tour, les listes Un temps d’avance soutenues par Bertrand Delanoë arrivent largement en tête avec 57,7 % et la gauche se renforce au Conseil de Paris.
Parmi les projets phares défendus à Paris par Bertrand Delanoë, on retiendra la réduction de la circulation automobile et de la pollution, la priorité donnée aux logements sociaux et espaces verts, la promotion de la culture et des évènements festifs, le développement du réseau Internet à très haut débit, ainsi que la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2012.

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