C’est en tout cas son intention, ainsi qu’il l’a déclarée le 28 septembre devant le Conseil de Paris. Celui-ci débattait des révélations du rapport de la Cour régionale des Comptes de l’IdF, parmi d’autres sujets, sur des salaires de certains directeurs jugés bien trop élevés.
Début de semaine particulièrement agité, donc, pour l’équipe municipale, que l’on vit magnanime le lundi, pour devenir sujette à suspicions et critiques dès le mardi. Et qui plus est, sur des sujets dissemblables mais voisins.
« Je veux en discuter avec les intéressés, (…) loyalement avec le sens de la justice (…) et ne pas traîner » a dit Bertrand Delanoë. Cette baisse pourrait prendre « effet pour le budget 2011. Je vais demander aux principaux salaires de la Ville un effort. Je pense que c’est souhaitable ».
Le maire de Paris, une journée à peine après qu’ait été voté le protocole indemnisant Paris dans l’affaire des emplois fictifs sous l’ère Chirac, en recueillait déjà les tout premiers fruits amers, servis avec gourmandise par le président du groupe UMP Jean-François Lamour, le même qui, la veille encore, le félicitait de son courage politique.
« Comme nous (l’UMP) avons collectivement assumé une partie de notre passé, assumez, monsieur le Maire, le présent et l’avenir. Délivrez-nous, point par point, le montant de ces rémunérations, que nous puissions juger de la concordance de ces missions et le montant des revenus versés ».
Même s’il paraît très imprudent aujourd’hui qu’un éminent représentant de l’UMP recommande à quiconque d’assumer le présent, et a fortiori l’avenir, le carambolage dans le temps des sujets, comme le traitement qui leur est apporté, ne participent pas à clarifier aux yeux des Parisiens la chose publique.
André Balbo
Sources : Le Parisien, Le Monde

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