Elles sont déjà sept dans la capitale :
dans le Ier, la rue de Rivoli,
dans les IIIe et IVe, place des Vosges et rue des Francs-Bourgeois (le Marais)
dans le IVe, la rue d’Arcole et l’Ile de la Cité,
dans le VIe, le boulevard Saint-Germain,
dans le VIIIe, les Champs-Élysées,
dans le XIIe, le viaduc des Arts
dans le XVIIIe, la Butte Montmartre.
Dans ces zones, les commerçants peuvent ouvrir le dimanche sans contrepartie pour les salariés.
Nicolas Sarkozy aurait préféré la généralisation à Paris de cette situation. Une ouverture dominicale généralisée. Mais le Conseil constitutionnel veillait, et le 6 août 2009, hostile à l’idée d’un régime spécial pour Paris, le Conseil retoquait la loi.
Lundi 7 juin, Bertrand Delanoë officialisera son refus d’étendre les ouvertures dominicales au-delà des 7 zones qui bénéficient du label « touristique ». Sa décision fut prise à partir des conclusions d’une étude qu’il avait demandée à l’Atelier parisien d’urbanisme (l’Apur). Celle-ci relève que 12 000 à 15 000 commerces, cafés, restaurants et lieux de spectacles sont ouverts chaque dimanche à Paris, soit 20% des 62 000 commerces parisiens. Paris serait même en fait plus ouverte que Londres, Berlin, Madrid, ou Milan.
A contrario, alors qu’ils pourraient tout à fait ouvrir sans contrainte dans la « zone » Saint-Germain, 15 magasins de mode sur 16 sont fermés selon les arguments que :
pour 52%, les clients ne sont pas assez nombreux le dimanche ;
le personnel serait hostile à cette idée (dit par 30% des gérants) ;
et que pour 9%, les frais salariaux seraient augmentés.
Enfin selon un groupe de travail rassemblant des élus de tous bords, les conséquences sociales seraient négatives pour les salariés, majoritairement des femmes, à temps partiel et sous payées.
Les plus grands déçus seront bien entendu les Grands Magasins (Le Printemps, Les Galeries Lafayette, le Bon Marché), ceux-ci escomptant que l’ouverture dominicale génèrerait 150M€ supplémentaires, mais aussi la Chambre de commerce et d’industrie, bien entendu.
Lyne Cohen-Solal, l’adjointe PS au Commerce, rappelle malicieusement que « chacun est libre d’ouvrir son magasin quand il le souhaite s’il n’emploie personne »...
André Balbo
Source : L’Expansion

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