La pierre parisienne est un placement qui défie tous les schémas que la crise nous fait progressivement découvrir. Elle échappe à toute rationalité. Ce type d’investissement finira probablement un jour dans le mur, mais nous ne savons ni quand ni précisément dans quelles conditions…
En attendant, les pouvoirs publics avaient appelé en début d’année à davantage de transparence dans les statistiques immobilières. Ils ont été entendus par les notaires qui tiennent à demeurer la principale référence en la matière.
Les prix des logements anciens à Paris enregistreront sur l’année 2010 Paris une hausse de 20% selon une étude de la Chambre des notaires de Paris et de l’Ile-de-France publiée le 9 décembre. Et la hausse des prix dans la capitale « devrait se poursuivre au même rythme au cours des premiers mois de 2011 », atteignant alors 8 000€/m2 en moyenne.
Parmi les raisons de cette forte progression figurent selon cet organisme le fort attrait de la capitale auprès des étrangers, surtout dans le centre historique, le retour sur le marché des « seconds-accédants » qui revendent un logement après avoir réalisé une importante plus-value avec leur première acquisition pour en acheter un autre, et les taux d’intérêt encore peu élevés.
Le président de la Chambre des notaires de Paris et de l’Ile-de-France, Me Christian Lefebvre, souligne également que « La demande de logements est très forte et encore solvable ».
Au troisième trimestre 2010, par rapport au trimestre correspondant de 2009, la hausse à Paris intra-muros n’était encore que de 13,8% et le prix moyen atteignait 7 030€/m2 (7 030 euros), effaçant largement l’ancien record (6 680 euros/m2).
Mais les notaires de Paris et de l’Ile-de-France ont pu donner des statistiques s’appuyant sur les avant-contrats de vente des logements et non sur les seuls actes notariés définitifs signés quelques mois après. C’est une première, et elle est diablement spectaculaire puisque l’augmentation est de +20% en 2010, augmentation calculée à partir d’un panel représentatif des avant-contrats reçus par les notaires pour les mois de septembre, octobre et novembre 2010.
Pour l’Ile-de-France, en excluant Paris, l’augmentation dépasse 10% en 2010.
André Balbo
sources : Le Monde, Les Échos

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