Décidément, l’Europe s’intéresse de près à la qualité de l’air que nous respirons. Après les menaces faites à la France d’amendes conséquentes pour actions insuffisantes qui auraient pu améliorer la pollution de notre air, après la création des Zapa, ces 8 zones d’actions pour l’air, dont Paris, et Plaine commune (Seine-Saint-Denis), après le choix du Grand Lyon pour mener une expérience spécifique sur les poids lourds, voilà une nouvelle éco-euro-vignette.
Le Parlement européen a voté le 7 juin un texte qui semble accorder aux pays de l’Union la possibilité, s’ils le souhaitent, de faire payer une taxe aux poids lourds selon les nuisances qu’ils engendrent.
Ce texte prévoit que les poids lourds « pollueurs », d’un poids supérieur à 3,5 tonnes, devront acquitter une taxe kilométrique variant de 3 à 4 centimes d’euro / kilomètre parcouru, soit au moins 20% de plus que ce qui se pratique aujourd’hui.
Les nuisances prises en compte par cette taxation pourront aussi bien être sonores (il faudra donc les mesurer) que « polluantes » (les définir et les mesurer), mais pourraient, après obtention d’une dérogation des pays qui le souhaiteraient, ne concerner que les camions de plus de 12 tonnes. Ce texte laisserait donc apparemment une porte ouverte à la négociation.
Dans la pratique de cette eurovignette dont les modalités restent en partie à définir, la fourchette des tarifs appliqués aux poids lourds pourra varier jusqu’à 175%, selon l’heure du roulage, avec, bien entendu, un tarif dégressif pour les camions qui prendraient la route durant les heures creuses. L’UE prévoit que cette taxe pourrait rapporter près de 600M€ en Europe chaque année, dont 15% seraient réinvestis pour l’amélioration des réseaux de transports transeuropéens.
André Balbo
source : Autonews

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