Jean-Paul Huchon proposera de ramener les dépenses de l’Ile-de-France de 4,67 (budget prévisionnel 2010) à 4,53Mds€. Les dépenses de fonctionnement passeront de 2,4 à 2,45Mds€ mais les investissements seront ramenés de 1,74 à 1,63Md€. En face, les recettes passeront de 3,68 à 3,72Mds€.
Si l’autorisation d’emprunt pourra être réduite de 990 à 810M€, l’encours de la dette continuerait d’augmenter, passant de 3,9 à 4,1Mds€, pouvant peut-être même passer de 3,1Mds€ en 2009 à 5,2 en 2013.
Dans ces conditions, Jean-Paul Huchon demande à l’Etat 863M€ d’arriérés de dépenses transférées depuis 2006, et insuffisamment compensées, qui grèvent son budget. Ces sommes sont d’autant plus nécessaires à ses yeux que l’autonomie fiscale des régions a été réduite.
Concrètement, les trois priorités de la région que sont la justice sociale, l’environnement et l’économie s’inscriront dans un budget contraint. Au chapitre social, la région mettra l’accent sur le logement (+3%). Les transports, dont les dépenses s’accroissent, risquent d’absorber l’essentiel des crédits dévolus à l’environnement. L’action économique ne paraît pas encore être très définie.
Évidemment, la charge de Valérie Pécresse ne s’est pas faite beaucoup attendre : « Ce budget est un contresens économique. La priorité absolue devrait aller aux investissements pour créer des emplois et de la croissance, or ce sont les dépenses de fonctionnement qui explosent, et creusent la dette. En outre, la région minore ses recettes pour chercher à se victimiser, puisque, en réalité, la réforme de la taxe professionnelle lui rapportera 43M€ supplémentaires dès 2011 ».
Débats animés à prévoir au Conseil régional donc pour la semaine prochaine.
André Balbo
sources : Région Ile-de-France, Les Échos

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