Le Canard Enchaîné raconte la difficile soirée du 14 mars à l’Élysée. Le chef de l’État analyse avec quelques amis le triste résultat du 1er tour des Régionales. Quand Rachida Dati apparaît à l’écran sur France 2, Nicolas Sarkozy s’écrit immédiatement : « Mais qu’est-ce qu’elle fait là, celle-là ? On ne l’a pas vue pendant la campagne et la voilà devant les caméras ! ».
Il décroche alors illico son téléphone et ordonne à Frédéric Péchenard, ami d’enfance et directeur général de la police nationale, de prendre des mesures de rétorsion. Il exige que Rachida soit privée « dans l’heure » de sa limousine (mise à sa disposition par le ministère de l’Intérieur), de son chauffeur et de ses 4 policiers.
L’ancienne garde des Sceaux apprend la décision par ses officiers de sécurité : « désolé Madame, on doit rentrer, ordre d’en haut ».
Rachida appelle Frédéric Péchenard et obtient de garder sa 607 pour la soirée. Mais pas plus. Elle rendra également son portable aimablement prêté par l’Intérieur.
Le Canard Enchaîné, pour expliquer une telle vindicte avance que le chef de l’État la soupçonnerait « d’être à l’origine des rumeurs sur la vie intime de Carlita et de Chouchou », mais nous, nous n’avons aucune information à ce sujet, qui d’ailleurs ne nous intéresse pas le moins du monde.
Libération assure que Rachida Dati, folle de rage, aurait incriminé de ce lèse-majesté non pas Nicolas Sarkozy mais Brice Hortefeux, qu’elle n’apprécie guère, et quand ce dernier l’aurait appelée hier pour s’excuser, après avoir lu le Canard, qui parvient à son ministère le mardi soir, « Dati lui a raccroché au nez ».
Quand elle quitta, à contrecoeur, en juin dernier la place Vendôme pour le Parlement européen, Rachida avait en effet obtenu de conserver ces symboliques attributs ministériels, et de troquer sa Citroën contre une Peugeot. Il lui reste encore malgré tout la Prius hybride de la mairie du VIIe arrondissement.
André Balbo
Sources : Le Canard Enchaîné, Libération, Le Parisien

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