Le débat sur le projet de loi « Grenelle 2 » bat son plein et échauffe quelque peu les esprits.
On avait déjà connu l’actuelle secrétaire d’État à l’écologie, Chantal Jouanno, « désespérée » par l’abandon de la taxe carbone. Parce qu’elle s’était une nouvelle fois démarquée en affirmant sur LCI, juste avant l’ouverture de l’examen du Grenelle 2, qu’elle était « très réservée » sur les mesures encadrant les éoliennes, le président UMP de la commission du développement durable, Christian Jacob, l’a méchamment épinglée.
Il a déclaré sans élégance, lors de la réunion du groupe UMP, et en l’absence de l’intéressée : « Je ne voudrais pas que Chantal Jouanno joue un jeu perso » avec la presse, « sinon on va vers un OGMbis ».
On se rappelle que la précédente secrétaire d’État à l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait été jugée trop proche des écologistes par les élus UMP, et que le soutien de la majorité lui avait fait défaut lors d’un vote important sur la loi OGM.
Pour M. Ollier, également, Chantal Jouanno fait preuve d’une attitude « inacceptable » en cherchant à se singulariser « contre l’intérêt de son propre camp ».
Les Verts ont gracieusement soufflé sur les braises, se déclarant prêts à « défendre et aider » le ministre d’État Borloo et sa secrétaire d’État Jouanno contre une droite « rétive ».
Et, adroitement, Chantal Jouanno avait dénoncé sur Radio Classique ce « baiser de la mort ».
On imagine bien qu’il y aura une suite à tous ces entrechats et à ses coups de griffes...
André Balbo
Sources : Radio classique, LCI, Le Monde

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