Le ministre de l’Industrie a installé mardi 29 juin un groupe de travail chargé de réfléchir à cette nouvelle idée, l’État privilégiant résolument le travail en réseau des écoles existantes.
Il s’agira de défendre l’image de Paris, capitale de la Mode, en attirant des étudiants du monde entier, qui deviendraient les grands designers de demain.
Et également de sauvegarder ce secteur en renforçant le plan de relance des industries de la mode lancé par le gouvernement.
Aucune école à Paris « ne bénéficie de la même notoriété internationale que la Saint Martins School à Londres ou la Cambre (École nationale supérieure des arts visuels) à Bruxelles.
Face à la concurrence de Milan ou de New York, je veux donner à la couture et à la mode toutes les chances de recruter des talents formés en France plutôt que d’aller les chercher à l’étranger.
Il s’agira vraisemblablement de développer un échange de cursus entre les 10 meilleures écoles de création françaises, avec parmi elles l’Institut français de la Mode (Ifm), l’atelier Chardon Savard, l’Esmod, l’Essa Duperré, l’École nationale des arts appliqués ou encore le studio Berçot.
L’École de la Chambre syndicale de la couture parisienne travaille déjà dans ce sens depuis 4 ans avec l’Ensad (arts-déco)…
On reproche souvent aux établissements français de se focaliser sur un secteur et de ne pas proposer comme leurs rivales étrangères un ensemble de compétences, allant du design aux arts visuels.
Le groupe de travail devra rendre ses propositions en novembre 2010.
André Balbo
Source : Les Échos

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