Ce jeudi 27 octobre vers 13h, un des ascenseurs d’un immeuble Paris-Habitat chutait (11e arrondissement de Paris) du 4e étage, entraînant avec lui une mère et ses deux jeunes enfants (4 et 7 ans). Le pronostic vital de la jeune fille de 4 ans n’est plus engagé. Emmenés à la Pitié-Saplpétrière (13e) et à l’Hôpital Necker (15e) pour les enfants, les trois membres de la famille sont dans un état grave mais devraient s’en sortir.
Sur fond de politique politicienne opportuniste - la Maire du 7e arrondissement Rachida Dati en ayant profité pour dénoncer les importantes carences en matière de politique du logement social de Bertrand Delanoë - la polémique enfle et les responsabilités commencent à être rejetées ici et là.
Alors que la société Somatem avait effectué des travaux sur cet ascenseur il y a un mois seulement, et que la Ville avait affirmé que la société de maintenance Véritas avait vérifié son bon fonctionnement il y a quinze jours, cette dernière a démenti l’information ce jeudi soir, affirmant que la dernière opération de vérification de sa part remontait à février dernier.
Par ailleurs, plusieurs locataires de l’immeuble avaient signé une pétition en juillet 2010 à l’encontre de Paris-Habitat, se plaignant de « pannes récurrentes » de cet ascenseur. Jean-Yves Mano, le président du conseil d’administration de Paris Habitat, a pourtant déclaré à la suite de l’accident, que cet immeuble datant de 1996, était « sans problèmes ».
Au lendemain de l’accident, tous les ascenseurs du même type - de marque Schindler - ont été mis à l’arrêt pour inspection dans les logements Paris-Habitat.

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