Si les maires des autres grandes villes de France ont de très larges pouvoirs qui leur permettent de mener à bien leurs projets, selon Denis Baupin, l’adjoint Vert chargé de l’environnement, « à Paris le représentant de l’État a encore beaucoup d’influence » .
Le projet de reconquête des voies sur berges présenté par Bertrand Delanoë attend dans une certaine anxiété le feu vert, ou rouge, ou encore clignotant, que devrait lui donner le préfet de police Michel Gaudin. Il s’exprimera demain devant les élus de la capitale.
Il s’agit ni plus ni moins que de toucher à la circulation des quais de Seine, qui sont un axe majeur à Paris. Et cette décision est de sa compétence.
Sur ce dossier, Michel Gaudin aurait quelques réticences et serait davantage tenté « de s’inscrire dans quelque chose d’expérimental et donc de réversible.
Les reports de circulation, que la fermeture des quais bas engendrerait sur les quais hauts, mais aussi sur le boulevard Saint-Germain, la rue de Rivoli, et même le périphérique, inquiéteraient les services de la préfecture de police.
Alors que pour les services de la mairie l’allongement des temps de parcours n’excèderait pas 7 minutes, pour Jean-François Lamour « ces chiffres sont établis sur une moyenne de 24h, ça n’a pas de sens. Aux heures de pointe, on risque l’embolie généralisée. »
Y aurait-il une volonté politique qui consisterait à retarder ce projet ? À gauche les réserves du préfet sont clairement interprétées dans cette direction.
Rachida Dati serait-elle dans une intention dilatoire quand elle souligne que « les incidences que ce projet pourraient avoir en termes de circulation et de pollution doivent être mesurées. »
André Balbo
Source : Le Parisien

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