Le greffe du Tribunal de commerce de Paris publie chaque année un « atlas », qui est une véritable photographie de la santé économique de Paris. Le bilan est cette année moins dramatique qu’on ne le craignait, dans la mesure où un retournement de situation a eu lieu à l’automne.
Le greffe indique que : « Avec ses 4 000 entreprises au km2, Paris demeure malgré la crise, un véritable vivier d’entreprises dont la pérennité moyenne de 11 ans leur donne une assise et une capacité de résilience face aux complications économiques. »
Fin 2009, non seulement le nombre d’entreprises parisiennes est resté quasiment identique, mais il a même affiché une légère hausse, avec 341 678 sociétés !
L’Ouest était réputé pour en concentrer un bon nombre, le phénomène s’amplifie. Le VIIIe, considéré comme le quartier d’affaires de Paris, concentre à lui seul 14% des sociétés parisiennes, et héberge, ce serait presque comique, « plus d’entreprises que d’habitants ». C’est dans cet arrondissement qu’il y a le plus grand nombre d’entreprises dont le capital social soit supérieur à 500 000€, le plus grand nombre de dirigeants étrangers, et… de spécialistes de la finance.
De profundis, car c’est aussi là qu’il y eut l’an passé le plus grand nombre de défaillances d’entreprises, nettement supérieur à la moyenne parisienne (1,9% contre 1,3%).
À Paris, l’immobilier représente 18% des entreprises, les services aux entreprises 23%, et le commerce plus de la moitié des sociétés.
Les arrondissements du Nord-Est de la capitale, déjà moins favorisés, semblent comparativement avoir payé un plus lourd tribut à la crise.
On peut enfin remarquer que c’est dans le centre de la capitale que se trouvent les entreprises dont la durée de vie est la plus longue.
André Balbo
Sources : Les Échos, Greffe du Tribunal de commerce de Paris

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