Prostituée pendant 30 ans, Gabrielle Partenza, dite Gaby, a créé l’ANA (Avec Nos Aînées), une association qui tente de venir en aide aux prostituées seniors.
L’ANA tient une permanence le samedi au centre Croix-Rouge, 5 rue du Moulin-Joly 75011 Paris.
« Rien n’est prévu pour les prostituées à la retraite. » Gabrielle Partenza s’est confiée au JDD. Sa dernière étude de terrain lui a appris, mais celle-ci est antérieure à 2000, que beaucoup trop de prostituées continuent leur métier au-delà de 60 ans. Et depuis la loi de 2003 sur le racolage, on a beaucoup de mal à les retrouver.
« Elles continuent pour payer le loyer, pour manger. (…) Elles sont encore plus vulnérables que les autres : agressions, humiliations… Et puis, avec l’âge, elles sont obligées de baisser leurs tarifs, d’accepter des conduites à risques (sans préservatifs). Ce n’est pas sans conséquence pour leur santé. Plusieurs sont tuberculeuses. C’est une catastrophe ! Même celles qui ont cotisé toute leur vie en tant que travailleur indépendant se retrouvent au minimum vieillesse. » Alors les autres…
André Balbo
Source : Le JDD
Logo : Merlin Bigorie
envoyer par mail
Imprimer la page
