Pour Yves Contassot, élu Vert parisien, la somme totale due par Jacques Chirac aux contribuables parisiens dans l’affaire des emplois fictifs ne serait pas de 2,2 mais de 7M€. Une paille !
Il rappelle que : « Les 2,2M, qu’a dealés Bertrand Delanoë, correspondent aux empois de complaisance non prescrits (par la loi). Or quand on fait une transaction politique, on doit tenir compte de la totalité du préjudice subi, soit environ 7M ! »
L’accord passé entre les avocats de Jacques Chirac et ceux de la Ville de Paris continue pourtant benoîtement sa progression, avec le vote des quelque 60 participants, au bureau politique de l’UMP, le 7 septembre, quasi unanime. Il ne manqua qu’une voix, celle du fils d’un autre ancien président, le député Louis Giscard d’Estaing, qui a déclaré : "C’est une question de principe, de responsabilité, et d’éthique politique. Je ne vois pas pourquoi l’UMP se subtiliserait à la responsabilité politique de Jacques Chirac." Lors du vote à main levée, seul contre tous, il a maintenu son non.
Bien entendu le parti payera pourtant bien 1,7M€ à Paris en lieu et place de l’ancien Président.
Rappelons à nouveau, mais c’est pour son bien, que Jacques Chirac est dans cette affaire poursuivi des chefs de "détournements de fonds publics" et d’"abus de confiance" pour 21 emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992 et mai 1995 par le cabinet du maire de Paris, fauteuil qu’il occupait alors.
André Balbo
Sources : Libération, Le Monde

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