Le salaire des salariés risque d’être amputé de l’augmentation des cotisations des contrats de protection complémentaire souscrits par les entreprises pour leurs employés, dès le 1er janvier prochain. Il s’agit là d’un des premiers effets du recul de l’âge légal de la retraite.
Le coût supplémentaire des salariés déjà en invalidité est estimé à 4 milliards par les compagnies. Ajouter en plus, deux années de cotisation donc de risque pour les assureurs permet d’estimer l’augmentation des tarifs à +15%. Les indemnités engagées et à venir sont versées jusqu’au moment où le salarié va toucher une pension de retraite.
« Les tarifs dépendent bien sûr des garanties souscrites, du profil de l’entreprise, principalement de l’âge moyen des salariés, ainsi que du nombre et de la durée des arrêts de travail, avance Pascal Broussoux, directeur assurance de risques chez AG2R La Mondiale. Nous tablons sur une augmentation en moyenne au 1er janvier 2011 de 15% des cotisations incapacité-invalidité, soit une hausse moyenne de 8% de la totalité de la cotisation prévoyance. Si le passage à 62 ans n’était pas lissé sur six années, il y aurait même eu un bond des cotisations de près de 90% ! » Les cas d’invalidité surviennent en moyenne à 50 ans. Avec la réforme, les compagnies devront fournir des prestations pendant douze ans et non plus dix, ce qui représente une augmentation de 20% de la durée de paiement.
Toutes les compagnies n’ont pas pris position sur ce sujet sensible.
A cette tendance haussière, s’oppose notamment l’allongement des périodes de cotisations pour pondérer les sur-coûts.
Les assureurs s’empressent de prendre position, parce que les mutuelles santé vont se manifester rapidement avec des perspectives d’augmentation de 8 à 10%, mélangeant ainsi, réforme de la retraire et déficit de l’assurance maladie.
Aujourd’hui le partage du coût des complémentaires est en moyenne partagé à 60% par l’entreprise et 40% par le salaire. Jusque maintenant, les entreprises avaient tendance à prendre dans leurs comptes les augmentations. Cette pratique sera-t-elle remise en cause en janvier ?

envoyer par mail