Décidément cet automne n’aura pas été facile entre les alliés municipaux que sont pourtant les Verts et le PS : accord financier sur les emplois fictifs, Free et frictions…
Free, 4e opérateur, pourra lancer l’installation de ses 300 antennes sur les toits parisiens, le Conseil de Paris ayant voté son accord le 28 septembre. Denis Baupin (Verts), l’adjoint chargé de l’Environnement, souhaitant attendre les conclusions d’expériences menées sur la puissance et la taille des antennes avant d’autoriser ce déploiement, la délibération avait été déprogrammée à sa demande à deux reprises.
Selon lui : « On est dans un flou juridique réel. Le gouvernement a organisé un Grenelle des Ondes censé apporter des réponses et, pourtant, ils (le gouvernement) ont décidé d’accorder une 4e licence ».
Selon Bernard Gaudillère, l’adjoint chargé des Finances : « La décision de créer un 4e réseau est une décision de l’Etat prise en janvier dernier. La Ville n’avait pas de marge de manœuvre pour s’y opposer ».
Pour René Dutrey, élu Verts du XIVe : « En adoptant une charte sur la téléphonie, en convoquant une conférence de citoyens, la Ville avait fait deux pas en avant sur une meilleure maîtrise des ondes. Nous en faisons aujourd’hui trois en arrière ».
Enfin pour la première adjointe, Anne Hidalgo : « Les XVe et XIVe font partie des sites qui expérimentent un seuil d’émission des antennes abaissé à 0,6V/m (volt/mètre). Nous travaillons à la création d’un organisme de mesure, à l’image d’Airparif, et une étude est lancée sur les micro antennes (…) Et si René Dutrey est plus doué que nous pour négocier avec les opérateurs, qu’il se joigne à nous ! »
Il serait bon toutefois que les stations de mesures de cet organisme évoqué soient réparties de façon plus uniforme que ne le sont celles d’Airparif, qui privilégient un peu trop l’Ouest de Paris...
Sur 163 conseillers, 84 élus ont approuvé l’installation des 300 nouvelles antennes, les Verts ont voté contre et l’UMP s’est abstenu.
Jean-Louis Missika, l’adjoint chargé de l’Innovation et de la Recherche, qui a été vice-président de Free, n’a pas pris part au vote pour éviter toute suspicion de conflit d’intérêt, et pourrait, pour la même raison, abandonner la commission de concertation municipale sur les implantations d’antennes.
André Balbo
Sources : Ville de Paris, Le Parisien

envoyer par mail
Imprimer la page