Plusieurs monuments et bâtiments de la capitale, - à des emplacements particulièrement spectaculaires et souvent mis en scène depuis des siècles et des siècles, au point que, en général, machinalement, chaque Parisienne et chaque Parisien les caressent de l’œil en passant dans leurs environs -, sont bâchés pendant travaux et systématiquement transformés, depuis quelque temps, en vulgaires supports publicitaires.
C’est le cas en ce moment même de la Conciergerie, d’une partie du Louvre, et du côté de l’Opéra.
Le Conseil de Paris a voté le 17 mai un vœu pour réduire la taille de ces bâches. Actuellement, les autorisations de tendre ces immenses toiles masquant les travaux en cours sont délivrées selon les critères historiques des lieux patrimoniaux, en tenant compte de leur environnement.
La surface publicitaire ne doit pas excéder 50% de la surface totale de la bâche.
La Ville de Paris paraît aujourd’hui bien déterminée à ramener à 16m2 la surface réservée à la publicité et souhaite également l’insérer dans « une bâche originale ». Cette modification envisagée sera débattue en juin, lors du débat sur le nouveau règlement local de publicité.
Des critères esthétiques seraient certainement aussi les bienvenus…
André Balbo
sources : Libération, Ville de Paris

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