Transports publics 
15 février 2010

Couloirs de bus : un léger mieux largement améliorable

 



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Entre 2007 et 2008, les contraventions pour circulation dans les voies de bus auraient baissé de 23% et celles pour stationnement de 2%. C’est la tendance observée depuis 2006 après des années d’augmentation. Les automobilistes et les 2RM feraient-ils preuve d’un plus grand respect des voies de bus ? Ces statistiques illustrent-elles une baisse des infractions ou seulement une diminution des contrôles ? Une chose paraît certaine. Le montant des amendes (de 90 à 375€ pour circulation et de 135 à 375€ pour stationnement) a pu dissuader quelques contrevenants !

Toujours est-il que pour les chauffeurs de bus, la situation dans les couloirs n’est pas encore satisfaisante. « Celui du boulevard Sébastopol ressemble plus à une zone de livraison, qu’à une voie de bus », indique Philippe Touzet, de SUD.

Par ailleurs des machinistes de la RATP regrettent l’invasion de leurs couloirs… par des véhicules autorisés à le faire. Après avoir ouvert les voies de bus aux convoyeurs de fonds et aux médecins urgentistes (en 2001), aux médecins en cas d’urgence (2004) et aux ambulanciers (depuis 2006), la préfecture de police a donné son accord pour que la Ville y accueille les vélos.

Aujourd’hui, 157km sur les 190 de couloirs parisiens, sont accessibles aux bicyclettes. « Quand on est coincés derrière un vélo, notre vitesse tombe à 5km/h », explique Cyril Brown, de la CGT-RATP. Une nouvelle peut tout de même consoler les machinistes : récemment, le préfet de police a répondu à Bertrand Delanoë, qui souhaitait ouvrir les couloirs de bus aux deux-roues électriques, que les contrôles seraient trop compliqués à effectuer. Le préfet a donc épargné aux bus une nouvelle « cohabitation » et s’est peut-être évité un retour à la hausse des PV.

André Balbo

Sources : Le Parisien, Préfecture de Police


derniere modification: lundi 15 février 2010, par André Balbo