Alors que Le Figaro annonçait l’arrivée de Dominique Strauss-Kahn à l’aéroport Charles-de-Gaulle à 8h35, heure française, c’est finalement vers 7h20 que l’homme politique a posé les pieds dans l’hexagone, devant un parterre de journalistes qui avaient prévu le coup.
Comme prévu, DSK et sa compagne Anne Sinclair ont été accueillis samedi après-midi à l’aéroport JFK de New-York par une nuée de journalistes, certains d’entre eux n’hésitant pas à faire le trajet depuis leur domicile de Tribeca afin de les accompagner dans leurs derniers instants américains au moment où une page sombre de leur histoire semble se refermer.
Pendant trois mois et demi, l’ancien patron du FMI et sa famille auront vécu un cauchemar judiciaire suite à cette fameuse journée du 14 mai au cours de laquelle la femme du chambre d’un Sofitel New-Yorkais Nafissatou Diallo clame avoir été violée. Arrêté à l’aéroport JFK alors qu’il était sur le point de rentrer en France, celui qui était quelques jours encore auparavant considéré comme l’un des favoris à la course à la présidence de la République, se voyait soudain aspiré dans un cyclone médiatique hors du commun. D’abord accusatrice et presque vengeresse, l’opinion publique, relayée par les médias, s’est peu à peu apaisée face aux mensonges et aux incohérences des arguments de l’accusation. Toutefois, si DSK est aujourd’hui libre de rentrer en France et lavé de toutes les charges pesant contre lui dans l’affaire en pénal l’opposant à Mlle Diallo, il n’est pas lavé de tout soupçon dans l’opinion publique. L’image du prédateur sexuel diffusée par l’accusation et certains médias aura laissé des traces. C’est donc un grand chantier qui attend l’homme politique, s’il entend revenir un jour aux affaires publiques : il lui faudra montrer patte blanche.
Les premiers jours du retour de DSK en France seront donc scrutés attentivement et tout particulièrement ses apparitions publiques. Dimanche, il atterrira à Paris, où, d’après ses proches, il devrait très rapidement s’exprimer lors d’une conférence de presse. Il y a fort à parier que la salle sera bondée.

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