En remerciement de la rétrospective faite en ses murs en 2009 « Giorgio De Chirico, la fabrique des rêves », le musée d’Art moderne de la Ville de Paris a reçu de la Fondation Giorgio et Isa De Chirico le legs de 61 œuvres de l’artiste, considéré par Christophe Girard, adjoint PS au maire de Paris en charge de la culture, comme « un enrichissement merveilleux des collections de la ville ».
Cette rétrospective de 2009 présentait l’ensemble de l’œuvre de De Chirico (1888-1978), de la période dite « métaphysique » des années 1910 et 1920 jusqu’à ses dernières années, qui furent plus « discutées ».
Artiste majeur du XXe siècle, Giorgio De Chirico, inventeur de la peinture métaphysique, avait fait de Paris, après Rome tout de même, sa ville d’élection.
Ces 61 tableaux nouvellement acquis par le musée sont présentés dans leur totalité parmi les collections du musée jusqu’au 10 juin 2012. Le don comprend 30 peintures, 20 dessins, et 11 sculptures, et le musée comptait déjà de 7 œuvres de De Chirico, dont La Mélancolie hermétique (1919), Le Portrait de Paul Guillaume (1915), et Cheval et gladiateurs (1930). Le MAMVP détient ainsi aujourd’hui le plus important ensemble muséal d’œuvres de la seconde partie de la carrière de De Chirico, après Rome.
Giorgio De Chirico, qui fut par la suite le fondateur de la peinture métaphysique placée sous le signe de la révélation, s’installe en 1911 à Paris. Guillaume Apollinaire le remarque, et l’introduit dans son cercle d’amis : Picasso, Derain, Max Jacob, Braque, Picabia, et le présente même à Paul Guillaume, qui deviendra son premier marchand.
Son œuvre aura, dès le début des années 20, un lien fort avec le surréalisme naissant, de Magritte, Ernst, Picabia et Éluard. Alors qu’en 1920 André Breton verra en De Chirico le démiurge d’une « mythologie moderne » en formation, il l’accusera dès 1926 de régressions anti-modernistes.
Dans la seconde partie de sa carrière, De Chirico avait parfois suscité chez ses contemporains incompréhension et agacement par ses « pratiques d’autocitation et d’autoparodie ».
Le visiteur jugera par lui-même grâce à cette présentation complète. Accès gratuit.
Vous retrouverez dans l’article « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 déjà annoncées par leurs établissements et musées, et dans l’article « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions classées par dates.
David méditant devant la tête de Goliath, d’Orazio Gentileschi, huile sur lapis-lazuli, exposition Artemisia
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André Balbo
sources : Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Le Monde, Libération

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