La Préfecture de Police établit chaque année un bilan fort documenté qu’elle intitule « Sécurité routière et accidentologie à Paris ». Evidemment, la voiture y tient un rôle central et prépondérant.
En 2006, les conducteurs et les passagers des véhicules automobiles, tous genres et tous gabarits confondus, avaient eu 10 tués. En 2007, ce chiffre tombe à 1 (sur un total de 37), et il remonte un peu en 2008 à 2 tués, ce qui demeure, même si c’est toujours une actualité à déplorer, un chiffre très limité.
Les recherches de responsabilités, quand l’évolution est positive, demandent souvent de la part des analystes les plus grandes précautions, mais il ne serait pas trop injuste de dire qu’en ce domaine, les contrôles de vitesse et d’alcoolémie pratiqués par la police ont certainement eu des effets bénéfiques.
Les véhicules motorisés à 4 roues restent encore par contre responsables de 47,14% des accidents corporels, soit près de la moitié.
Les conducteurs de ce type de véhicules doivent être de plus en plus conscients et sensibilisés au fait qu’ils ont à porter une attention toute particulière aux usagers que l’on appelle « vulnérables », et en tout premier lieu aux personnes âgées. Le respect « approfondi » du Code de la Route demeure d’une intense nécessité, et un degré plus fort de civilité serait le bienvenu !
En terme de prévention, plus de 64 000 personnes ont été accueillis dans des ateliers en 2008 animés par la police, que ce soit dans les écoles, les maisons de retraite (17 des 29 tués avaient plus de 60 ans), les mairies, les centres d’action sociale, et même dans des entreprises.
En 2008, notons que l’on remarque une légère baisse du nombre de procès-verbaux pour conduite en état d’ivresse, ou plutôt « sous l’emprise d’un état alcoolique » comme cela se dit maintenant. –1,29% par rapport à 2007.
Il y a eu 593 tests salivaires de dépistages de stupéfiants, tests utilisés depuis l’automne 2008. 172 se sont révélés positifs (155 ont été confirmés par des prélèvements sanguins).
Les célèbres radars, aussi bien fixes que mobiles ont certainement largement contribué à ce que les automobilistes acceptent de respecter davantage les limitations de vitesse.
Et pour finir, les « infractions au vol » ont permis de réduire des comportements « dangereux » : feux rouges grillés, conduite brutale et non-respect des distances de sécurité.
Cette série d’articles sur la voiture (moyen de déplacement égoïste, polluant et décrié, sur ses aspects pratiques, ludiques, philosophiques, sur les types de véhicules de carburation, les rencontres, le piège fiscal que représente la voiture) accueille vos suggestions. Elles seront étudiées à la loupe et susceptibles d’enrichir cette rubrique. A bientôt, andre.balbo@wanadoo.fr
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