La direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale d’Aquitaine, pionnière dans la lutte contre les discriminations et les incivilités, a fait mener une étude sur l’homophobie dans le sport, auprès de la plus nombreuse population jamais testée au plan international sur ce sujet. Avec pour objectif final de mener des actions de prévention adaptées.
L’importance du test offre un sujet de réflexion préoccupant qui forcément dépasse les limites de l’Aquitaine.
L’enquête a été menée au cours de la saison 2010-2011 auprès d’un échantillon de 922 personnes, dont 818 sportifs dans 23 disciplines différentes et 104 entraîneurs. Il y avait 199 footballeurs et 42,3% de niveau national ou international. Moyenne d’âge de l’échantillon : 22 ans.
Parmi les conclusions, la moitié des sportifs hommes (50,6%) interrogés sur leur lieu d’entraînement, admettent avoir eu des attitudes ambiguës ou négatives envers les homosexuels.
En raisonnant de manière plus collective, sur le mode « mes partenaires pensent que », la défiance s’avère plus prononcée encore.
L’étude indique également que les hommes (68% de l’ensemble) se montrent plus hostiles vis-à-vis des gays que des lesbiennes.
Plus ils seraient d’un niveau de compétition élevé, plus les signes d’homophobie seraient développés.
Les femmes, qui comptent pour 32% du panel, apparaissent quant à elles plus tolérantes.
Le rapport préconise, après avoir constaté que les sportifs victimes d’homophobie s’épanchaient rarement, la mise en place de numéros d’appel et de lieux d’écoute.
Une formation spécifique des entraîneurs, considérés comme « la clé de voûte du changement d’attitude des sportifs », sera prochaînement testée.
André Balbo
sources : Le JDD, rapport homophobie-Aquitaine

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