En 2009 la fréquentation des musées se serait un peu… emballée. Beaubourg voit chaque jour, je dis bien jour, 12 000 personnes visiter soit ses collections permanentes soit ses expositions temporaires. 5 grands établissements de la Région parisienne ont capté 22 millions de visiteurs sur les 26,8 millions que totalisent les 36 musées nationaux.
À tout seigneur, tout honneur, le Louvre arrive largement en tête avec 8,5 millions, suivi du château de Versailles qui score à 5,4, Pompidou 3,53, Orsay 3,022 et le petit jeune, celui du quai Branly, qui fait quand même 1,5 million d’entrées.
Quel serait le secret de la fréquentation ? « La politique des publics, la médiation sont les nerfs de la guerre. On constate aussi un boom après la rénovation d’un musée. Et enfin les expositions temporaires jouent un rôle moteur », analyse Françoise Wassermann, conservatrice générale.
« Trois jeunes sur quatre déclarent que la gratuité a joué dans leur décision d’aller visiter un musée », complète la sociologue Jacqueline Eidelman, chercheur du CNRS détachée au ministère de la Culture.
Pour être visible un musée doit créer un événement.
Les remarques de Pierre Rosenberg, ancien patron du Louvre jusqu’en 2001 sont étonnantes : « Je constate dans tous les pays du monde une attraction du public vers l’éphémère au détriment du permanent. Si l’on veut qu’il y ait des gens dans les musées, et pas seulement dans les expositions temporaires, il faut un enseignement de l’histoire de l’art dans les collèges et lycées. »
André Balbo
Source : Le Monde
envoyer par mail
Imprimer la page
