Quelle image de soi sur les réseaux sociaux ?
Un débat sur l’identité numérique
Le jeudi 29 septembre 2011 à 19h
Avec l’équipe de la médiathèque Marguerite Duras.
Les effets de la communication via les serveurs web sur des réseaux sociaux, cachent une problématique qui mérite un peu d’intérêt ; au-delà de la plaisanterie qui vire au drame, de la mauvaise phrase balancée en quelques minutes sur un ex ou son patron, il y a le plus grand système d’archivage jamais créé par l’homme.
Il est extrêmement difficile, voire impossible d’enlever une publication du web.
L’immédiat et sa cohorte de nuances deviennent soudain éternels, fixes. Une boutade devient réflexion profonde ; un moment de faiblesse devient fondateur, un bon mot devient épitaphe, une provocation occasionnelle peut devenir un affront permanent... Bref, bienvenue dans le nouveau monde du deux en un, où l’oral et l’écrit se mêlent, comme la pensée immédiate et les conclusions déterminantes.
Évidemment ce n’est pas présenté ainsi, mais c’est un fait ! Dans l’Histoire, il s’en est toujours trouvé pour détourner les meilleures innovations !
D’ailleurs le "soi", le "je" s’y perdent un peu à leur tour. Suis-je ce que je montre dans ces pages ? Suis-je aussi autre chose ?
Allez, un peu de cinoche :
En extrapolant, l’archivage engendré par ce nouveau type de communication a au moins le mérite de nous éviter les salles de torture.
Plus besoin de demander : "Est-ce bien vous l’auteur de cette horreur ?"
Il faudra trouver d’autres prétextes pour torturer les gens !
En revanche, comme l’ADN, la parole archivée, le message oral transcrit devient profession de foi !
L’auteur d’un message peut devenir un coupable "prouvé scientifiquement" et ce à toute heure, à tout moment... même 20 ans plus tard !
Quel progrès !
Parallèlement à cette dimension vertigineuse de la gestion de ce stock d’informations de toutes natures, où la législation elle-même se brûle les ailes d’ailleurs, il n’en demeure pas moins la dimension de construction de l’identité pour qui profite de cette innovation pour démultiplier son champ expérimental en matière de "je est un autre".
Comment s’y retrouve-t-on entre monde réel, monde intérieur, réseaux réels, réseaux fantasmés, image de soi, trucage, subterfuge, paix intérieure ?
Pour débattre :
Olivier Postel-Vinay, directeur du magazine Books
Eric Delcroix, consultant expert en communication web 2.0 et réseaux sociaux
Fanny Georges, Docteur en Etudes Culturelles qualifiée en Sciences de l’Information et de la Communication et Stéphane Hugon, sociologue au CNRS.
Rendez-vous à la Médiathèque Marguerite Duras
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

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