L’embellie de fin d’année n’y a rien changé ; la France a battu en 2001 un nouveau record pour son déficit du commerce extérieur -69.6 milliard d’euros ( prévision initiale 75 Md €). La France cumule mes déficits depuis 2003 avec un dernier pic record pour 2008 de seulement 56.2 Md € .
Les observateurs ne manquent pas de souligner une fois encore les raisons structurelles liées à la disparition de notre industrie hexagonale. D’aucun déplore toujours l’absence de PME "miracles" de 250 personnes au format germanique. Sans omettre le coût de travail à la française, le poids des charges. L’incapacité des français à innover ajoute une touche prospective au tableau, avant que la facture énergétique n’apporte un coup fatal au descriptif.
L’énergie en hausse de 39% en 2001 a pesé pour 60Md€ sur le déficit du commerce extérieur de la France. Ce qui n’aura laissé qu’une faible place au ralentissement de l’activité économique de nos principaux partenaires commerciaux.
Textile, automobiles ont accentué leurs déficits en 2011. L’aérospatial, l’industrie pharmaceutique ont quant à eux réduits volumes d’exportation. En 2011, la progression des exportations françaises reste inférieure à celle de nos voisins les plus directs comme, l’Allemagne, mais également l’Espagne ou l’Italie. En 20 ans, la part de marché de la France sur le commerce international a été divisée par deux, passant de 6.2% à 3.6%.
L’année électorale 2012 envoie des messages teintés d’optimisme, tablant principalement sur la réduction du prix du pétrole.
Reste une nouvelle donne dans ce paysage du commerce extérieur, la valeur de notre monnaie l’euro qui affiche une tendance à se déprécier.

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