Parti à 13h30 de l’Avenue d’Ivry, le cortège est revenu à son point de départ en fin d’après-midi, un peu après 16h30. Comme chaque année, le défilé s’est déroulé sans heurts et dans une ambiance bon enfant : la plupart des spectateurs restent derrière les barrières de métal, et quelques autres, photographes professionnels ou non, familles avec enfants, préfèrent passer les barrières pour se retrouver sur le bitume, directement face et à côté du cortège. Les organisateurs sont habitués et chaque groupe ou association qui défile demande aux gens qui ont passé les barrières de se pousser lorsqu’il est besoin. Les spectateurs s’exécutent toujours sagement, pas de bousculades, pas de mécontents !
La police ouvre le cortège mais n’apparaît presque plus dans le reste du défilé. Cette année, les forces de sécurité ont dû gérer la présence de François Hollande et de Claude Guéant.
Le candidat socialiste à la présidentielle a pris la tête du cortège sur plusieurs mètres, ce qui a engendré une forte cohue, avant qu’il ne quitte le défilé en passant par la discrète rue Aumont. Le matin, il avait évoqué un rééquilibre des relations, notamment commerciales, entre la France et la Chine. Certains "Hollande président" ont résonné, en français ou en chinois.
Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, était également présent, à quelques mètres de François Hollande pendant le défilé, bien que les deux hommes ne se soient pas croisés. Le ministre a déjeuné dans un restaurant chinois avant de saluer la capacité d’intégration de la communauté asiatique.
Dans le cortège, toutes les générations étaient représentées puisqu’on a pu voir un jeune garçon de huit ans faire une impressionnante démonstration d’art martial, des adolescentes jouer des claves, de jeunes hommes faire danser des dragons et des femmes plus âgées agiter de magnifiques éventails de soie.
Le défilé est aussi l’occasion pour certaines marques ou associations de se faire connaître, de faire de la publicité : les plus riches lancent des "goodies" à la foule (enveloppes garnies d’un calendrier et d’un stylo, autocollants, masques en carton etc), les autres distribuent des prospectus. L’ambiance festive et les "Bonne année !" criés à tout va par les défilants rend le public réceptif : tout le monde veut son enveloppe !
Les restaurants asiatiques situés sur le passage du défilé font bien sûr leur beurre ce jour-là : quelques heures avant le lancement du cortège et quelques heures après qu’il soit terminé, de nombreux restaurants sont remplis.
Certains participent activement aux festivités, comme le Lao Lane Xang 2, qui organise devant ses portes une cérémonie très regardée, qui fait patienter les spectateurs avant que le cortège n’arrive : quatre lions viennent danser au son des gongs pour finir par attraper une salade pendue à l’entrée du restaurant avant que n’explose une longue chaîne de pétards.
Même si la politique et la publicité s’immiscent de plus en plus dans ce défilé traditionnel, ses couleurs, ses pétards, sa musique, sa bonne ambiance font oublier le temps d’un dimanche après-midi le froid et les soucis : rendez-vous l’année prochaine !














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