La commission sénatoriale spéciale chargée d’examiner le projet de loi (n°123 (2009-2010) relatif au Grand Paris a élu son Bureau. Président : Jean-Paul Emorine (UMP - 71) ; rapporteur : Jean-Pierre Fourcade (UMP - 92) ; vice-présidents : Laurent Béteille (UMP - 91), Bernard Angels (SOC - 95), Eliane Assassi (CRC - 93), Denis Badré (UC - 92), Jean-Pierre Caffet (SOC -Paris), Yvon Collin (RDSE - 82), Philippe Dominati (UMP - 75),Yves Pozzo di Borgo (UC - 75) ; secrétaires : Nicole Bricq (SOC - 77), Philippe Dallier (Ratt. UMP - 93), Serge Lagauche (SOC - 94), Bernard Vera (CRC - 91)
La commission spéciale a entendu mercredi 13 janvier Christian Blanc, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du développement de la région capitale. Le compte rendu de cette audition sera bientôt disponible sur Internet : http://www.senat.fr/commission/spec...
Le Canard Enchaîné aime bien manier la calculette, traîner dans les couloirs, écouter les confidences et comparer les faits aux dits. Il remarque qu’au printemps dernier, le métro géant qui doit faire le tour du Grand Paris avait été hissé au rang d’urgence nationale par Nicolas Sarkozy.
Las. Il commence à accumuler des retards. Christian Blanc avait promis l’ouverture du chantier dès janvier 2012, avant l’ouverture de la campagne présidentielle, et l’inauguration des premiers tronçons en 2017. Aujourd’hui, il évoque, en privé, la date de 2025 pour les premiers tours de roues de ce métro.
Pour cela il eut fallu que la loi ait été promulguée fin 2009, alors qu’elle ne le sera qu’en fin de printemps.
L’argent aussi se fait désirer. Le plan de financement du Grand Paris des transports prévoyait 35 milliards de dépenses dont plus de 20 pour le super-métro. Aux dernières nouvelles il en manque au moins la moitié.
Et Sarkozy, qui semble avoir changé de marotte, s’est trouvé d’autres priorités budgétaires. Et le Canard de conclure « Les banlieusards vont encore se faire rouler ».
À l’occasion d’une de ses cérémonies de vœux, Bertrand Delanoë a vigoureusement protesté contre la loi du Grand Paris, qui confisque les compétences d’urbanisme des communes sur de vastes zones. « Nous sommes face à un État qui déteste la démocratie locale. Mais que les élus soient de droite ou de gauche, ils sont là. »
Il a affirmé qu’ « il n’y a aucune (autre) capitale européenne où existe cette tentation de dominer. Même Margaret Thatcher s’était cassé les dents sur Londres. »
Selon lui, l’attitude de l’État en la matière n’est que « Condescendance, mépris, et autoritarisme. »
« Sur le futur métro automatique de 130 km et sur la réparation du réseau existant, le président de la République avait annoncé 35 milliards d’euros de crédits. J’en préfèrerais 4 ou 5 vrais plutôt que 35 qui ne sont qu’une annonce ! », a persiflé le maire de Paris, certainement bon lecteur également du Canard.
« À part ça, bonne année ! » a-t-il conclu.
À bientôt,
André Balbo
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