Craignant un regain du virus, Roselyne Bachelot continue de défendre bec et ongles sa politique de vaccination contre le H1N1. « Avec ou sans bon, faites-vous vacciner ! Dans les centres ou chez votre médecin ! »
Elle a affirmé ce week-end sur Europe sa volonté de fermer les centres de vaccination au printemps.
La Ville de Paris a anticipé la baisse de la demande et réduit les horaires de ses 22 centres, désormais fermés le dimanche et ouverts maintenant seulement de 16 à 20h lundi, mardi, jeudi et vendredi, et de 10 à 18h mercredi et samedi.
Selon le réseau Sentinelles de l’Inserm, SOS médecins et le réseau Grog, les consultations pour grippe auraient beaucoup diminué ce début janvier, passant à 202 cas pour 100 000 habitants.
Critiquée pour sa gestion catastrophiste de la campagne contre la grippe en France, la ministre est maintenant « cassandrisée » et donc peu audible quand elle déclare « Attention, un autre pic peut se passer. L’évolution, quand on regarde l’histoire de la grippe, se fait en plusieurs pics pandémiques. Il y a d’ailleurs par exemple une reprise de grippe aux Etats-Unis. Je dois prendre en compte ces évolutions. » Et si les centres sont fermés, « Les médecins généralistes seront alors seuls aux commandes. »
Ainsi que nous l’avions imaginé dès la semaine dernière dans une de nos précédentes rubriques, il semblerait que plutôt que de verser des compensations aux laboratoires pour annulation de commandes de vaccins, l’Etat s’engage, selon le JDD, à leur acheter des vaccins lors de futures épidémies « en versant dès aujourd’hui des arrhes ».
Selon un sondage Ifop, seuls 31% des Français estiment « qu’en vertu du principe de précaution, (le gouvernement) a eu raison de commander une aussi grande quantité de vaccins », 69% jugeant qu’il a « surestimé la dangerosité du virus ». À bientôt
André Balbo
envoyer par mail
Imprimer la page