
Exposition jusqu’au 17 juillet 2011.
Le petit Musée de la Vie Romantique met actuellement à l’honneur le jardin romantique français, qui éclot sous le siècle des Lumières et arrivera à maturité pendant la première moitié du XIXe siècle.
En une centaine de peintures, aquarelles, dessins, objets d’art, vous suivrez pas à pas son évolution : né en Angleterre vers 1720, il gagne la France et jusqu’à la Révolution, les esprits éclairés, lecteurs de Jean-Jacques Rousseau, plantent les premiers jardins pittoresques ornés de fabriques qui invitent au sentiment et à une mélancolie préromantique. A Méréville, Ermenonville… comme à Paris, le promeneur solitaire rêve dans un sous-bois, déclame des vers de Delille, parcourt la carte du tendre. Il admire des fermes ornées, médite dans un ermitage, s’émeut devant une grotte, frissonne sous une cascade…
Sous l’Empire, l’impératrice Joséphine multiplie à la Malmaison boutures et cultivars envoyés d’Afrique ou d’Australie et fait peindre ses roses par Redouté, quand l’agriculture moderne ouvre, avec Berthault, le parc romanesque sur la nature.
Sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, la botanique enrichit un nouvel art de vivre que reflètent à loisir la peinture et les arts décoratifs. Le jardinage s’impose comme une occupation salvatrice et fructueuse qui apaise le mal du siècle.
Exposition soutenue par les Archives nationales, la Bibliothèque nationale de France, le Muséum national d’Histoire naturelle, les musées du Louvre, La Malmaison, Carnavalet, Galliera, Marmottan, Sceaux, Chaalis, Ajaccio, Lille, Arenenberg (Suisse) et plusieurs collectionneurs privés.
Au Musée de la Vie Romantique. Tarif : 7 € - Tarif réduit : 5 € - gratuit pour les moins de 14 ans et les personnes en situation de handicap.
N’oubliez pas que l’accès aux collections permanentes, situées dans l’hôtel Renan-Scheffer, est gratuit. Ni que le salon de thé installé dans la véranda et dans le jardin est ouvert tout l’été, dans un cadre fleuri tout à fait en rapport avec l’exposition !

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