Place Igor Stravinsky, à côté du Centre Pompidou, à Paris, parce que les propos tenus autour de l’affaire DSK ont dans leur grande majorité « minimisé la gravité du viol ».
Étaient notamment présentes Caroline de Haas, porte-parole d’Osez le féminisme, la journaliste Audrey Pulvar, l’écolo Eva Joly, et Clémentine Autain, militante d’extrême gauche.
Jack Lang a certainement dû entendre quelquefois ses oreilles siffler car sa petite phrase « il n’y a pas eu mort d’homme », digne du dialogue du film de Mathieu Kassovitz, la Haine, n’est vraiment pas passée inaperçue. Il s’en est bien vite excusé.
Jean-François Kahn aussi a eu droit à quelques « éloges » pour son mot sur le « troussage de domestique ».
Libération fait dire à une manifestante qui se présente comme « une ancienne du MLF » : « Je n’aurais jamais pensé entendre tous ces propos sexistes 30 ans après. C’est comme si je revenais manifester pour les mêmes choses. (…) On se battait pour des choses concrètes alors qu’aujourd’hui, c’est une ambiance. »
Où était donc passée dans les discours la présumée victime les premiers jours de la semaine ?
Au-delà de tous les dérapages verbaux sexistes, « on en oublierait qu’il y a entre 75 000 et 150 000 femmes violées par an en France, et cela concerne tous les types de femmes et tous les types d’hommes, éduqués ou pas », a relevé Audrey Pulvar.
Une pétition, initiée par les associations Osez le féminisme, La Barbe et Paroles de femmes, a été lancée le 21 mai : « Ils se lâchent, les femmes trinquent ». Elle aurait déjà recueilli plus de 13 000 signatures, dont celles d’Audrey Pulvar, Clémentine Autain, Florence Montreynaud, Annick Coupé, Annie Ernaux, Agnès Bihl, Marie-Françoise Colombani, Florence Foresti, Patric Jean (réalisateur), Julien Bayou (membre du collectif Jeudi Noir) ou encore Geneviève Fraisse.
http://www.osezlefeminisme.fr/ http://www.labarbelabarbe.org/La_Ba... http://www.parolesdefemmes.org/
André Balbo
sources : Libération, Le Parisien, le Monde

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