Duo gagnant est une action citoyenne qui cherche encore ses marques car le sujet est important et, surtout, pas facile à traiter.
Ainsi, l’édition de février 2009 a permis la rencontre entre une vingtaine de chefs d’entreprise et une quarantaine d’étudiants qui se sont prêtés au jeu avec beaucoup d’interrogations et, aussi, quelques préjugés.
Première d’entres-elles, qu’est ce qu’une TPE pour ces étudiants plus coutumiers des stages à la chaîne pour les grandes entreprises, bien souvent d’ailleurs partenaires de l’université ?
A quoi ressemble un chef d’entreprise, surtout si, bien souvent, la hiérarchie se résume pour ces jeunes à l’encadrement intermédiaire ?
Que veulent ces jeunes à l’orée de leur carrière professionnelle ? Qu’attendent-ils d’une petite entreprise ?
De quoi ont-ils envie aujourd’hui dans un monde rendu illisible par le phénomène inexorable de la globalisation des échanges ?
Autant vous dire que la rencontre fut intéressante et riches de découvertes. Le grand enseignement c’est que l’on ne peut pas cloisonner les différents publics, ni les différents contextes et que l’apprentissage de l’autre passe, justement, par sa perception dans le monde d’aujourd’hui.
Un étudiant, comme un chef d’entreprise, est avant tout un être humain qui cherche sa place dans la société et il se construit aussi avec le monde qui l’environne. L’étudiant est consommateur, devient salarié et assure la relève du chef d’entreprise ensuite. Il est déjà, potentiellement, un client.
Des questionnements pratiques ont aussi émergé sur, notamment, la nécessité de provoquer des moments de rencontre entre l’université et le monde de l’entreprise, sur la nécessité d’impliquer davantage le corps enseignant pour que, demain, au-delà de la découverte, la collaboration se porte plus concrètement sur comment on peut exister ensemble et se retrouver autour d’un projet d’entreprise partagé.
On sent bien l’envie partagée de poursuivre mais aussi d’inscrire cette action dans la durée tout en ne sachant pas encore tout à fait comment définir la bonne méthode. En tout cas, le temps a été pris pour se rencontrer et il n’a pas été perdu.
Cela tombe bien, c’était le sujet de l’atelier IPE qui suivait,
comment s’enrichir sans perdre son temps !

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