Un accord a été trouvé entre la Ville de Paris et les éboueurs, ce qui a permis de mettre un terme à cette grève, qui était menée par la CGT.
Paris s’est engagé à augmenter la rémunération annuelle des éboueurs en fin de carrière de plus de 1 000€ nets par an et à créer un grade supplémentaire en fin de carrière. Cette mesure concernera près de 400 éboueurs ces deux prochaines années, et elle aura un effet direct sur le calcul de leurs retraites.
La décision de cesser la grève a été prise « au vu des résultats des négociations ouvertes avec la DRH [de la Ville] sur les rémunérations, les primes, etc. », a indiqué Régis Vieceli, secrétaire général de la CGT-nettoiement. Le syndicat, qui doit être reçu le 9 novembre après-midi à la Mairie de Paris, a cependant décidé de maintenir une grève de 55mn par jour pour peser sur les négociations.
Toujours est-il que les grévistes ont levé les blocages installés à l’important dépôt de bennes à ordures et devant le centre d’incinération d’ordures ménagères d’Ivry-sur-Seine.
Ce mouvement de grève, initialement parisien, s’était propagé à 84 communes d’Ile-de-France, qui utilisent les mêmes centres d’Ivry (94) et de Saint-Ouen (93).
Pour tenter de résorber les montagnes d’ordures qui s’amoncelaient dans la capitale, le maire de Paris faisait passer dans tous les quartiers les entreprises privées qui d’ordinaire n’interviennent que sur la moitié des arrondissements parisiens.
Les effets de la grève ont pu ainsi être jugulés, et c’est une bonne chose de ne pas avoir eu, du fait de ce conflit, une situation « un peu à la Marseillaise ».
André Balbo
sources : Les Échos, Le Parisien

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