Jean-Paul Huchon n’est pas parvenu à ressouder sa majorité en signant l’accord, proclamé un peu tôt « historique », sur le Grand Paris. Loin s’en faut. On pourrait même dire que, dans ce 3e mandat, le torchon brûle pas mal sur ce dossier essentiel entre le président et ses « principaux alliés », les élus EELV.
Selon les écolos, le président de région se serait un peu précipité, pour parvenir à cet accord présenté en grande pompe, qui prévoit 32,4 Mds€ d’investissements dans les transports franciliens d’ici 2025 :
dont 11,9 pour améliorer l’existant ;
et 20,5 pour créer le métro express.
Pour les écolos franciliens, ce projet est encore « déconnecté des urgences et des préoccupations » des usagers de la région.
Mais que reprochent-ils donc à cet accord ? Et bien pour eux :
Le nombre de gares prévues serait encore insuffisant pour assurer « un bon maillage et une bonne desserte » qui répondrait « aux besoins des habitants des territoires enclavés ».
« Le financement sur 15 ans serait incertain ».
« La précipitation et la forme de l’annonce » leur feraient craindre qu’il ne s’agisse d’« une opération de communication ».
Pour Cécile Duflot, « la situation des transports franciliens relève de l’urgence ». Elle déclarait le 27 janvier au journal Libération que son groupe était « pour un accord avec l’État ». « On veut faire progresser le document signé avec l’État. Il est inabouti ».
Ce dossier est brûlant depuis ses débuts, et l’interlocuteur gouvernemental fut souvent impatient, voire impérieux. Dans ces conditions, le président de la Région aurait tout lieu de se réjouir d’avoir les écolos dans son camp, des négociateurs de deuxième front, pour qui un accord de 32,4Mds€, intéressant la vie quotidienne d’une douzaine de millions de Franciliens, et portant sur 2 à 3 décennies de travaux, mérite bien évidemment, s’il est perfectible, d’être étudié très en détail.
André Balbo
sources : Libération, EELV

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